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Chroniques

Le clair-obscur intimiste de Tiganá Santana

Dans les musiques cousines programmées à Jazz sous les Pommiers, on retrouve régulièrement l’Afrique et le Brésil. Les deux sont à l’honneur cet après-midi avec Tiganá Santana. Originaire Salvador de Bahia où les premiers esclaves sont arrivés il y maintenant cinq siècles, le brésilien est en quête de ses racines africaines. Il a d’ailleurs invité ce soir à ses côtés le percussionniste guinéen Yéyé Kanté et Moriba Koïta, maître malien de n’goni, cette petite guitare à trois ou quatre cordes.

Tiganá Santana & Andreas Unge © Stéphane Barthod
Tiganá Santana & Andreas Unge © Stéphane Barthod

Le concert s’ouvre avec une chanson intimiste où la voix chaude du brésilien se pose sur un tapis feutré de percussions et donne la tonalité de la soirée : une musique recueillie et sensible, toute en retenue. Avec l’introduction de la contrebasse et de la guitare, le deuxième titre tisse une mélopée lancinante par laquelle on se laisse porter. Après trois autres compositions jouées en trio, Tiganá Santana invite sur scène Yéyé Kanté et Moriba Koita qui, justifiant une petite séance d’accordage, nous explique avec humour que son instrument vient d’Afrique et qu’il doit s’adapter à la température. Pour la fin du concert, les percussions vont se faire plus présentes et Yéyé Kanté nous offre même un ou deux solos, sans trahir la dominante “clair-obscur” de la soirée.

Rappels © Stéphane Barthod
Rappels © Stéphane Barthod

Le public, particulièrement attentif tout au long de la prestation, se lève comme un homme pour un rappel enthousiaste.

Texte et photos : Stéphane Barthod (le 05/05/2016)

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orchestre_franck_tortiller © stephane barthod

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