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Chroniques

Retour aux sources du Mississippi pour les frères Moutin

En septembre 2018, le Moutin Factory quintet a effectué une tournée le long du Mississippi, qui a mené les cinq compagnons de la Nouvelle Orléans à Chicago en passant par Bâton Rouge, Memphis et Saint Louis. Autant de lieux marquants pour la musique américaine, blues, jazz, soul… L’occasion également de rencontres fortes qui ont marqué les musiciens. De là est né leur dernier opus, Mythical River, dont le répertoire de ce soir est tiré.


Forward ouvre le concert, tout comme l’album d’ailleurs. Une composition dynamique, toute en tensions et détentes, jouant sur l’étirement des temps. Plus apaisé, In love offre un thème lumineux joué avec grâce au sax soprano par Christophe Monniot, dont les notes subtiles se mêlent aux accords enveloppants de Paul Lay et de Manu Codjia, « frisellien » en diable, peut-être le plus américain des guitaristes de jazz français. Après Summer Twilight, qui s’achève par un magnifique solo de guitare, intense et tellurique, les frères Moutin s’offrent une parenthèse à deux, rendant ce soir hommage à Wayne Shorter. Les deux titres suivants sont particuliers, puisqu’ils ont été composés pour un documentaire de Richard Ledes, No human is illegal, sur les demandeurs d’asile arrivant à l’île grecque de Lesbos : Fight and Anger – combat et colère –, très coltranien, est ample, large, puissant ; Tears and Despair – larmes et désespoir –, au tempo très lent, démarre avec des notes de piano et de guitare posées à la noire, lancinantes,  sur lesquelles la mélodie, étirée, mène à un déchirant solo de saxophone. L’émotion est forte et les musiciens enchaînent avec Trauma, qui clôt le concert : un thème plus offensif, une musique d’urgence, qui donne l’occasion à Louis Moutin de nous offrir un superbe solo de batterie, en partie aux baguettes, mais également en frappant directement les peaux avec les mains, évoquant irrésistiblement les racines percussives africaines.

À noter : on peut retrouver l’aventure du Moutin Factory quintet dans un film de Bruce Bankel qui vient de sortir : Mississippi Dreaming : the road trip.

Texte et photos : Stéphane Barthod.

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