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Chroniques

Les rivières profondes de Paul Lay

Grand moment d’émotion ce mardi avec Paul Lay et le concert Deep Rivers. Le projet a vu le jour en 2018 à l’occasion du centième anniversaire de l’arrivée du jazz en France. Il fait revivre des musiques populaires de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, ces “rivières profondes” qui ont irrigué les racines du jazz.

Le concert commence avec I’m Always Chasing Rainbows, chanson de 1917 adaptée de Chopin, revue ici en ballade jazz-waltz. Une entrée en matière sensible et délicate, qui précède un medley de trois titres autour de la guerre de sécession, notamment A Southern Soldier Boy et Rebel Soldier qui nous font pressentir le lien entre musique irlandaise, folk et blues. Ce dernier titre installe un climat plus lourd, dramatique. La musique est hypnotique et Isabel Sörling est totalement habitée. Follow the Drinking Gourd offre une respiration, chanson d’espoir qui évoque cette étoile qui devait servir de repère aux esclaves en fuite. Joué très lentement, Moonlight Bay est interprétée de manière très recueillie et intense… on pressent toujours la douleur derrière la douceur, et la chanson prend progressivement une tournure plus blues. Après une parenthèse instrumentale plus légère et bondissante avec le fameux Maple Leaf Rag de Scott Joplin – si le titre ne vous dit rien, il vous suffira de l’écouter et vous le reconnaitrez aussitôt –, on retrouve la voix poignante d’Isabel Sörling sur une magnifique composition de Paul Lay, To Germany, qui s’achève après un déchirant crescendo. La soirée s’achève sur une tonalité religieuse avec le fameux Deep River un gospel de la fin du XIXe qui donne son nom au projet du trio, et Battle of the Republic, plus connu pour son refrain “Glory, Glory Hallelujah”.

Un concert bouleversant qui soulève l’enthousiasme du public, se traduisant par un triple rappel au cours duquel on reconnaîtra Go to Hell de Nina Simone et Bird on the Wire de Leonard Cohen.

Texte et photos : Stéphane Barthod

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